mercredi, juillet 11, 2007




et toujours ce qui survit au gris...
Pol, juin 2007.


j’ai peur d’où ?

elle en démémoire à laisser place aux temps
des échos là et ailleurs
lieu où les limites se mêlent s’en mêlent
en tissages filets
soies

- Il, le silence
le temps nécessaire
Il, jamais nous

elle n’y peux rien
de cette impuissance
à ce qui s’effrite se fige se gêle
il s’indécide
je ne sais pas
comme tu veux
ce qui te ferait plaisir
à griffer les mots
les jeter hors de soi
détruire
ces déserts désertés d’émotions
perdus
cailloux secs
il délaisse s’oublie et trahi
ce qui lie
la discrète se transparence et s’efface

tu me manges
me dévores
je rejette
affamée

le sais-tu encore je t’aime

malgré et malgré tout

elle son regard
en bribes jachères
sans jeu trop tôt

elle sous son regard
où elle n’est pas
écrasée sous le tout

elle dans Son regard
balbutiant
sa peur blottie
en l’embrasure d’un ailleurs

accepter
je n’y peux rien
encore et encore
avant et déjà

mais la violence de l’impuissance
l’horreur subie imposée
autour détruit tout entour
en blanc le signe désigne l’absence indéfinie

mais désirer se toucher
tenir écouter
cette place
au manque de tu et je
en don
abandon
ce qui passe de l’un à l’autre
se crée se modèle et s’efface
fugace légèreté

comment s’aimer

0 commentaires: