Vert et tranche.
Pol.
De la palette des nuances colorées explorer ce qui de l’extrême subtilité des variations génère la certitude de la couleur appropriée, cette couleur qui entre en correspondance avec quoi ? … avec l’imaginaire de ce qu’est ce vert, qui finalement, après tous ces tâtonnements, serait le plus proche du Vert ? Cela nécessite une confrontation irréfléchie des sensations externes et internes, de la perception des nuances, du reflet même de la matière, de la lumière qui tombe dessus, avec ce vert là, en moi, qui n’existe que de l’infini mélanges des verts rencontrés.
Il faut se perdre dans le nuancier jusqu’à l’envahissement de l’impossibilité finale de discriminer et surtout d’expliciter l’évidence d’un choix qui au final respectera l’intuition première. Les mots de la langue sont infinis, ces mots expriment chaque nuance que notre regard appréhende. Chaque langue porte les traces d’un regard différent sur les couleurs qui nous habitent et nous entourent.
Mon regard ne discrimine pas les couleurs ou pour être plus compréhensible les émotions. La violence de l’extérieure est verte…celle interne rouge…et là, mes mots sont plats, en aplats épais. Je n’en perçois plus la texture, la matière. Et si j’essaie, si j’accepte la pénombre, le temps nécessaire à apprivoiser l’appréhension, je heurte une toile blanche, cet impossible superposition de toutes les couleurs au monde.
Il me faudrait accepter la possibilité que j’ai de supporter-traverser la zone inévitable de sensation de fragilité qui précède la préhension d’une émotion interne en couleur, en variété, en dissemblance.
Il faut se perdre dans le nuancier jusqu’à l’envahissement de l’impossibilité finale de discriminer et surtout d’expliciter l’évidence d’un choix qui au final respectera l’intuition première. Les mots de la langue sont infinis, ces mots expriment chaque nuance que notre regard appréhende. Chaque langue porte les traces d’un regard différent sur les couleurs qui nous habitent et nous entourent.
Mon regard ne discrimine pas les couleurs ou pour être plus compréhensible les émotions. La violence de l’extérieure est verte…celle interne rouge…et là, mes mots sont plats, en aplats épais. Je n’en perçois plus la texture, la matière. Et si j’essaie, si j’accepte la pénombre, le temps nécessaire à apprivoiser l’appréhension, je heurte une toile blanche, cet impossible superposition de toutes les couleurs au monde.
Il me faudrait accepter la possibilité que j’ai de supporter-traverser la zone inévitable de sensation de fragilité qui précède la préhension d’une émotion interne en couleur, en variété, en dissemblance.
Pol, L'or en violence , Des couleurs.

